Filoche encore.

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Filoche, toujours…

Quand on dort pas, on peut passer quelques moments à chercher le sommeil devant la télévision, généralement soporifique. Quoique, parfois…

On n’est pas couché.

On aime ou on aime pas le genre comico culturel de cette émission, mais j’arrive à me détendre à regarder ces chroniqueurs et chroniqueuses s’acharner sur des personnages politiques, écrivains, chanteurs, musiciens ou …

Je tombe sur Gérard Filoche, objet d’une de mes réflexions après son intervention au bureau national du parti socialiste, réagissant au vote par les députés socialistes concernant la retraite (voir ou revoir le texte).

Comme d’autres l’on dit sur le plateau de l’émission (on se serait cru à un débat organisé par le Front de gauche), Gérard Filoche a les mots pour le dire,  les arguments pour convaincre, l’énergie pour rendre crédible sa conviction.

La France n’a jamais été aussi riche, on sait où s’accumulent les richesses, on sait par quel système la plus grande partie de la population humaine est spoliée par une minorité. On sait comment faire pour changer de cap. C’est une question de volonté politique dit Gérard Filoche. Oui, mille fois oui, et les dirigeants socialistes n’ont pas cette volonté.

Une analyse psychosociologique de l’influence du pouvoir sur des gens honnêtes dévoilerait peut-être les chaînes qui empêchent les socialistes de pratiquer une politique sociale dès qu’ils accèdent au pouvoir

Toutefois, Gérard Filoche, si votre discours est audible et peut redonner espoir, il détient aussi la faculté de générer le désarroi et le fatalisme. Comment un homme aussi visionnaire, aussi clair dans ses idées, aussi pertinent dans son argumentation peut croire un instant que François Hollande n’était pas, avant mai 2012, un démocrate libéral ? En tentant d’expliquer pourquoi il reste dans ce parti, Gérard Filoche perd soudain toute sa crédibilité et recouvre du doute l’ensemble des convictions qu’il semble capable de transmettre. Le Parti Socialiste est une machine à produire des candidats aux élections pour peindre en démocratie et alternance ce qui est devenu la grande tromperie républicaine. Le Peuple français a désormais à choisir entre des libéraux étiquetés droite et les libéraux étiquetés gauche, comme les américains peuvent choisir entre Républicains et Démocrates. Aucun n’a la volonté politique de construire une société plus juste .

En France et en Europe, on admire les peuples qui se libèrent de leurs dictateurs, on accuse Poutine de tous les maux et on soutient le peuple ukrainien qui s’est débarrassé de son dirigeant pro russe. Il faudra bien que le peuple de France, que tous les peuples, se lèvent aussi et prennent leur destinée en main. Les urnes deviennent trompeuses et il revient à l’idée, ce qui, historiquement, a toujours été le plus efficace, la lutte et la remise en cause du pouvoir par la rue.

C’est peut-être contestable, mais c’est pas forcément idiot et c’est, en tout cas, ce que Jean pense.

 

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