De l’indépendance énergétique.

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On peut être pour ou contre le nucléaire.

J’ai de bonnes raisons de penser qu’il faudrait éviter d’utiliser cette technologie tant la gestion pose des problèmes que nous renvoyons sur les générations futures. La terre a besoin de repos.

J’admets que d’autres puissent défendre l’utilisation de cette énergie. Je l’admets parce que je reconnais juste que je n’ai pas la Vérité en moi. Que d’autres vérités que la mienne puissent habiter d’autres cerveaux ne m’offusque pas. Ce qu’il y a de sûr, pour moi, c’est que les arguments les plus forts qui ont construit ma conviction, ce sont les défenseurs du nucléaire qui me les ont donnés : les mensonges (que j’ai pu moi-même vérifiés) de l’ANDRA, les aberrations exprimées par des ingénieurs spécialistes de la question montrant à la télévision un « container »  garanti pendant plusieurs siècles, et bien d’autres. L’un des arguments évoqués souvent est celui de l’indépendance énergétique. Cet argument vient d’être clairement rappelé par le député aubois Nicolas Dhuicq lors de la présentation des vœux de l’Andra :

« On a besoin de l’uranium du NIGER pour assurer l’indépendance énergétique de la France ! ».

Voilà un bel aveu ! Et de taille.

Notre indépendance s’appuierait ainsi sur l’importation de la matière première ! C’est suffisant, dans une discussion pour laisser coi l’interlocuteur d’en face.

A moins que… Dans son esprit, notre député n’est pas forcément incohérent.

Pour lui, sans doute, le Niger et ses mines d’uranuim appartiennent à la France. Notre indépendance énergétique serait tout simplement liée au néo-colonialisme. L’Afrique est encore pour nos dirigeants un lieu où on peut faire des guerres, ou on peut encore extraire des richesses pour le plus grand bien de notre société de consommation, un lieu où les généreuses associations solidaires peuvent, et pour longtemps, développer leur activité.

 

Notre député est de ceux qui disent : « il faut bien des riches, pour donner du travail aux pauvres », mais la réalité est tout autre : Il faut bien des pauvres pour faire vivre les riches.

C’est en tout cas ce que Jean pense.

 

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