L’Humanité : un bien défendu par le Qatar.

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Puisqu’un de mes amis m’y invite, je vais vous dire ce que Jean pense.

L’Humanité reste, aujourd’hui, un journal qui, contrairement à beaucoup d’autres, ne cache ni son origine, ni son parti pris.

Mais la vie est dure dans ce système économique : les plus forts gagnent, les autres sont appelés à mourir, à disparaître. La presse est aujourd’hui aux mains des grands capitalistes et croire à l’indépendance des lignes éditoriales est sans doute un doux rêve.

Alors, que rentre au capital de l’Humanité une société du Groupe Lagardère, et donc, par la même occasion, son principal actionnaire, l’émir du Qatar n’augure rien de bon quant à l’indépendance de ce journal. Un investisseur n’investit que pour en tirer un profit financier et surement pas pour participer à la lutte contre un système économique qui le fait vivre.

L’accumulation du capital rend aujourd’hui tout possible. Les uns achètent des îles, d’autres d’immenses terres en Afrique. Des milliards s’échangent chaque jour et chaque jour des hommes, des femmes et des enfants meurent de faim. Tout cela m’indispose et me fatigue. Il faudrait que les peuples se réveillent et se soulèvent.

Pour les y inciter, les idées différentes de celles qui dominent la quasi totalité des médias doivent circuler, d’autres médias doivent vivre. Et pour vivre, dans ce système économique, il faut trouver des investisseurs…

Le Qatar emprisonne les homosexuels et les condamne à de lourdes peines, la peine de mort y est pratiquée, et c’est, en 2012, le pays rejetant le plus de CO² dans l’atmosphère par habitant. Mais l’argent n’a pas d’odeur.

En me réveillant, ce matin, j’ai vu le piège se refermer et rendre à jamais impossible ce bouleversement. Suivant les chemins qui s’ouvraient à mon esprit encore embrumé d’un sommeil agité, la même conclusion s’imposait : le QATAR et son Émir n’investissent que pour faire mourir le journal ou le faire survivre en perdant son âme, ce qui revient au même.

C’est, en tout cas, ce que Jean pense.

titre cequejeanpense3

Un commentaire

  1. alain drot

    6 novembre 2012 à 20 h 56 min

    OUI, tout cela indispose, fatigue et révolte .(malheureusement la révolte dans les têtes,ou bien dans des cadres déterminés qui bloquent les contagions)
    On constate que lorsque le capital est débridé ,il redouble de sauvagerie et de contradictions.
    Les sauvageries on les constate,les contradictions sont rarement évoquées par les pensées dominantes,du moins les contradictions les moins visibles.Les visibles: certains possèdent des milliards, les autres meurent de faim etc.etc.
    Les moins visibles:un journal communiste financé par un pays capitaliste et impérialiste(avec sa puissance d’argent)

    Les politiques se font élire à coup de milliards de publicité,sans jamais rien changer au système.( et pour cause,ils partagent la même idéologie et essaient de nous la faire partager.)Etc.etc.
    Peut-t-on espérer que ces contradictions qui sont de plus en plus nombreuses vont se condenser jusqu’à l’explosion.Une espèce D’INSUPPORTABLE partagé .Mais peut être que pour que cet insupportable soit partagé ,il nous faut acquérir les connaissances qui nous ouvrent le chemin de la lutte( ou nous serons tous ensemble) :L éducation populaire.

    A te lire très prochainement ,amitiés.